dimanche 20 novembre 2011

Festival International de la Photographie Culinaire

L’émission Une Recette à la Lettre s'intéresse au FIPC (Festival International de la Photographie Culinaire) ...

"La troisième édition du Festival International de la Photographie Culinaire est de retour à Paris du 28 octobre au 13 novembre prochain. Elle prendra cette année la forme d’une balade urbaine autour du thème Street Food. Parrainée par le chef Thierry Marx, fervent défenseur de la cuisine nomade, les photographes professionnels vous proposent de dévorer des yeux leurs œuvres au fil des galeries, des restaurants, des librairies, de lieux insolites…"
Pour plus d'informations sur le FIPC

samedi 17 septembre 2011

Deux jeunes artistes au chommage

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !
Dans la cuisine d’Alyane rien de va plus : l’invité repond aux questions qu’elle n’a pas le temps de poser, l’ingénieur son prend ses aises etc. Parler de « Deux jeunes artistes au chômage » de Cyrille Martinez stresse Mathieu, l’invité d’Alyane, et le rend bavard, en tout cas un peu plus que d’habitude. De ce fait une question se pose : à quoi vont ressembler les muffins aux chamallows ??

Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines

Retrouvez la recette sur la page Facebook de l’émission ainsi que toutes les informations pratiques.

Le mot de l'éditeur:
Andy et John, deux jeunes artistes au chômage, habitent New York New York. Entre vernissages, soirées poétiques et contournement des dress-code, surgit le tableau d’une ville underground où les performances, les drogues et les fêtes rythment le quotidien de ces personnages marginaux et créatifs. Derrière ces deux figures en quête d’un art qui serait plus qu’aucun autre le reflet de la vie moderne, on reconnaîtra en filigrane l’image réinventée d’Andy Warhol et de John Giorno, l’unique acteur du film Sleep.
Grâce à une langue inventive et satirique, le récit de Cyrille Martinez campe une épopée ludique où s’entend, en sourdine, une réflexion sur le devenir de l’art et de la littérature dans un monde marchand
.
Une variation fantaisiste autour de la préhistoire d’Andy Warhol et de son compagnon le poète John Giorno, dans une ville imaginaire baptisée New York New York.

L’auteur:

Cyrille Martinez est né en 1972. Poète et romancier, il participe à différentes revues et joue dans deux groupes, FrancePo et Jaune sous-marin. Lauréat de la Biennale des jeunes créateurs de Méditerranée en 2001, il a réalisé de nombreuses performances et lectures publiques en France et à l’étranger, basées sur le détournement des stéréotypes du langage contemporain : slogans, discours administratifs ou politiques...
Il a publié Bibliographies : 5e République. Premiers ministres et présidents (Al Dante, 2008), L'enlèvement de Bill Clinton (400 coups/L'instant même, 2008) et Chansons de France (Al Dante, 2010).

dimanche 4 septembre 2011

Dal aux Aubergines Saveur Junot Diaz

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !
Cette émission est en écoute sur la web radio Le Frigo!
Alyane s’invite chez Judy et apprend qu’émincer des échalotes peut provoquer des réactions dramatiques et intenses… Mais malgré les larmes qui coulent à flots, le style adopté par Junot Diaz dans « La Brève et Merveilleuse Vie d’Oscar Wao » marque de son empreinte la discussion littéraire entre les deux cuisinières.



Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines

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Le mot de l'éditeur

« Peu importe en quoi vous croyez, le fukú, lui croit en vous. » Le fukú, c'est la malédiction qui frappe la famille d'Oscar, une très ancienne légende dominicaine. Oscar, lui, rêve de mondes fantastiques, s'imagine en Casanova ou Tolkien… au lieu de quoi il grandit au fond de sa classe et de son New Jersey, binoclard fou de SF, obèse et solitaire. Ses seuls superpouvoirs sont ses voyages dans l'histoire de sa famille. Nourrie des destins de ses aïeux brisés par la torture, la prison, et l'exil, la vie d'Oscar s'écrit, fulgurante et désastreuse. Et rejoint la grande Histoire, celle de la dictature de Trujillo, de la diaspora dominicaine aux États-Unis, des promesses avortées du rêve américain.

« Un roman qui se lit les cheveux dressés sur la tête, les yeux hallucinés par un style qui vous saute à la figure comme un faisceau de pétards. »
Astrid Ellard, Le Figaro Littéraire

"Traduit de l'américain
par Laurence Viallet"

dimanche 31 juillet 2011

Katherine Pancol

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

La cuisine d’Alyane devient petite quand Cécile s’invite pour lui livrer le secret de son moelleux au chocolat, la recette de son enfance. Et battre les œufs s’avère plus facile avec un batteur électrique… Pour réussir cette recette si délicieuse, il est indispensable de savoir pourquoi « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi » (Katherine Pancol)

Lien pour écouter l'émission!



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Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines

Le mot de l'éditeur:
Souvent la vie s’amuse.
Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.
Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.
Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…

vendredi 15 juillet 2011

L'amour est une ile Claudie Gallay

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

Menu : Crumble tomate-basilic façon L’amour est une île, signature Claudie Gallay


Alyane s’invite dans la cuisine de Pascale et apprend à éplucher plus facilement les tomates. Au programme pour cette fois : soleil, parfum de basilic, Festival d’Avignon et surtout une belle discussion autour du dernier roman de Claudie Gallay, L’amour est une île.

 Pour écouter l’émission...

Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines

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La recette utilisée dans cette émission est disponible sur le site de l'Internaute.

Le mot de l’éditeur:
Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d'un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures...
Après "Les Déferlantes", qui lui a amené la consécration (Prix des lectrices de Elle 2009), Claudie Gallay explore avec toujours autant de singularité les mystères enfouis au creux de chaque vie
.

samedi 2 juillet 2011

Mathematiques Congolaises

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !


Menu : Poulet au citron et Mathematiques Congolaises de In Koli Jean Bofane

Dans la cuisine de Régine, Alyane apprend que couper l’escalope de poulet peut être marrant quand une belge vous l’apprend. Au fil de la cuisson elle découvre Les mathématiques Congolaises, le roman qui a valu une reconnaissance internationale à In Koli Jean Bofane



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 Pour écouter l’émission rendez-vous sur le site de la web radio LE FRIGO



Le mot de l'éditeur:
Celio Mathematik, jeune fana de mathématiques dans une Kinshasa de la débrouille, va grimper candidement dans les cercles obscurs du pouvoir.
Dans un Kinshasa secoué de remous de toutes sortes, Célio aurait pu traîner sa galère encore longtemps, n’eut été sa rencontre avec le directeur d’un bureau aux activités très confidentielles, attaché à la Présidence de la République. La faim tenaille suffisamment les ventres pour que le débat sur le bien et le mal puisse être sérieusement envisagé. La ville ne fait pas de cadeau, le jeune homme le sait, et il tient là l’occasion d’enfin se réaliser. Faire partie du cercle très fermé de ces sorciers modernes d’un genre particulier qui manipulent les êtres et la vie quotidienne n’est pas non plus pour lui déplaire.
Orphelin depuis une de ces guerres chroniques qui ravagent le pays, Célio se rêve grand mathématicien, conservant comme une bible un vieux manuel scolaire retrouvé dans le sac de son père tué au hasard d’une route de fuite. C’est grâce à des théorèmes et des définitions que Célio espère influer sur le destin dont il dit n’être que le jouet. C’est à travers les épreuves, aussi, qu’il lui faudra procéder à des choix cruciaux, tenter de maîtriser les déséquilibres dans un environnement livré aux tiraillements et au chaos institutionnalisé.
Dans le jeu subtil de la manipulation politique, si loin de l’amitié constante du père Lolos, le prêtre qui l’a recueilli autrefois, Célio a l’ambition d’exceller et de faire parler de lui. Facile : le jeune homme, a toujours été proche des phénomènes complexes. Il a toujours su établir un dialogue privilégié avec les mathématiques. Ses amis, d’ailleurs, l’ont surnommé « Célio Mathématik ». Appliquer ses connaissances à la désinformation, c’est ce qu’il compte accomplir.
Avec humour et gravité, connaissant son monde et pour cause, In Koli Jean Bofane trace d’une plume aussi acerbe qu’exotique des tableaux d’un Congo que le lecteur s’approprie vite parce qu’il sent les rues, palpite au rythme des musiques et des images livrées avec justesse et énormément d’empathie. Parmi une petite dizaine de personnages forts, typés et vivants sous nos yeux, Célio Mathématik double-mitu, devient ainsi très vite un personnage auquel on s’attache, un Candide d’Afrique, sapeur à ses heures, amoureux et bon copain, qui saura finalement faire le bon choix.

samedi 18 juin 2011

Stephen King "Le Dôme" 1er Tome

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

Menu : Magret de canard au miel Façon « Le Dôme » par Stephen King

Pour cette fois, Alyane partage sa cuisine personnelle avec son invité David, jeune réalisateur et amateur de jeux PES. Alyane apprend à cuire et à présenter le magret de canard. Ainsi une délicieuse recette se profile au fil de la découverte du livre « Le Dôme » de Stephen King.


Pour écouter l'émission!

Le mot de l'éditeur:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort.
A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient.
Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines

dimanche 5 juin 2011

La Chute de Geants Ken Follett


Ken Follett troque les bures et les chapiteaux gothiques pour les pantalons de grosse toile et les chapeaux haut de forme. Dans sa nouvelle épopée, intitulée Le Siècle, Ken Follett narre l’histoire de différents personnages au début du XXème siècle. Le premier opus, La Chute des Géants, nous fait suivre le parcours de familles de multiples nationalités qui vont s’entrechoquer dans la grande vague de la Première Guerre mondiale.
Se déroulant dans plusieurs pays (Angleterre, Russie, Allemagne, Etats-Unis et France), ce roman choral démontre une fois de plus les qualités de narrateur de Ken Follett mais aussi son incroyable ambition de saisir toute la complexité d’une époque et les bouleversements qui s’en sont suivis. L’ampleur d’un tel projet est indéniable et la réussite du livre tient peut-être de la facture particulière de ce roman historique où personnages réels et imaginaires se côtoient dans des scènes entre réel et fiction.

Alors qu’une partie de l’intérêt des Piliers de la Terre résidait dans les jeux d’intrigues et de coups bas à tout va, une des qualités de La Chute des Géants est la remise en perspective des forces et des alliances entre nations qui conduiront à la première déclaration de guerre, puis à la mondialisation du conflit. Vous souvenez-vous comment et pourquoi a débuté la Première Guerre mondiale ? Oui, l’assassinat de l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo. Mais encore… Donc pour ceux qui comme moi, ont déjà un peu oublié les cours d’histoire du collège, c’est l’occasion de réviser un peu. Idem pour la révolution russe de 1917.

Mais ce livre est avant tout un roman, et le souffle épique qui s’en dégage au travers des histoires croisées des personnages pris dans la grande Histoire, nous captive tout de suite.
Au gré des quelques mille pages que contient le roman, nous suivons les pérégrinations d’un mineur de fond gallois, d’un lord anglais, de sa nièce aux allures de suffragette, de deux frères russes, d’un diplomate américain, et d’un militaire allemand.
Nous sommes donc à la fois au plus près des éléments de pouvoir des différentes nations ayant pris part à la guerre de 14-18, et tout aussi proche de gens du peuple qui vont prendre part aux événements souvent contre leur gré.

Le foisonnement de détails à caractère historiques et d’actions narratives se déroulant dans plusieurs pays fait de ce livre un best-seller que vous aurez du mal à lâcher avant la dernière page.

A noter que le Tome 2 de la saga, se déroulant lors de la crise de 1929 puis de la Deuxième Guerre mondiale, paraîtra en 2012, et que le Tome 3 sortira en 2014 (il racontera l’histoire des descendants des personnages des deux premiers volets sur fond de Guerre Froide).
Autant dire que l’attente sera longue…

dimanche 29 mai 2011

John Irving Dernière Nuit à Twisted River

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

Accompagnée par Malo et Pixelle, Alyane découvre comment faire les spaghetti maison. Inspiré par une recette présentée dans le dernier livre de John Irving «Dernière nuit à Twisted River». Malo apprend à Alyane le secret de la sauce aux calamars. Mais quand Pixelle se trouve à proximité certaines actions restent difficiles à gérer. Un chat qui se faufile entre les casseroles : on se croirait dans un roman de John Irving.

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Photographie de JB Gaillot
 

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Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines

Le mot de l'editeur:
1954, au nord du New Hampshire, à Twisted River, pays sauvage des bûcherons et des flotteurs de bois, les draveurs, Dominic Baciagalupo, 30 ans, veuf et père de Danny, 11 ans, travaille comme cuisinier avec, pour garde du corps Ketchum, l’ogre anarchiste au grand cœur, l’ami de toute une vie.Suite à la mort malencontreuse de Jane, sa maîtresse, causée par Danny qui l’a prise pour un ours, père et fils fuient le courroux revanchard du shérif Carl, l’« officiel » de la dame. Première étape, Boston, où Dominic cuisine dans un restaurant italien, où Danny rêve de devenir écrivain. De nouveau inquiétés par le shérif, les Baciagalupo se bâtissent une nouvelle vie dans le Vermont : après avoir tâté de la gastronomie chinoise, Dominic se lance à son compte avec succès, et Danny devient un écrivain célèbre. Ultime étape : Toronto. Mais on n’échappe pas à la rage vengeresse du shérif !

• John Irving, né en 1942, a grandi dans le New Hampshire. Depuis la parution du Monde selon Garp, l’auteur accumule les succès tant auprès du public que de la critique. Dernière nuit à Twisted River est le 12ème roman de J Irving, également auteur d'un recueil de nouvelles, d'un récit.John Irving sera présent à Paris du 24 au 26 janvier 2011

samedi 14 mai 2011

Robert Pattinson, Sara Gruen et la cuisine roumaine

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

Menu : Sarmale accompagné d’Eau pour les éléphants sauce Sara Gruen


Pour Pâques Alyane passe ses vacances en Roumanie et en profite pour revoir son amie Cristina, qui va lui apprendre à concocter un grand classique de la cuisine roumaine : Sarmale [phon : Sarmalé]. Le temps de cuire ces gourmandises elles bavardent autour du livre et du film De L’Eau Pour Les Eléphants de Sara Gruen. Pour savoir s’il faut aller voir le film avant ou après la lecture du livre, écoutez cette émission.

                                                                                                                      Photographie: JB GAILLOT
Pour écouter l’émission

Prochain rendez-vous culinaire dans deux semaines


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 De l'Eau pour les Éléphants
Mot de l’éditeur

Ce roman pas comme les autres a une histoire exceptionnelle : en quelques mois, il a fait d’un auteur inconnu un véritable phénomène d’édition, le coup de cœur de l’Amérique. Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. 
Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.
Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.
Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.

samedi 23 avril 2011

Une recette à la lettre Chapitre 4

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

 
Nous sommes chez Jürgen à Vincennes. Pour une fois Alyane brille en connaissances culinaires au vu de la simplicité de la recette. Couper des figues et du chorizo ne demandant pas beaucoup de savoir-faire, notre apprentie cuisinier prend le temps de vous faire découvrir le 2ème roman de Benny Barbash « Little Big Bang », de quoi faire pétiller vos papilles culturelles et gustatives.





Prochain rendez-vous culinaire le 7 Mai 2011


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Photographie de JB Gaillot 



Benny Barbash: Little Bing Bang
Mot de l'éditeur:

La fabuleuse mésaventure d’un homme qui ne souffrait, à l’origine, que d’un surplus de poids.

Un peu d’obésité chez un honnête homme israélien est loin d’être une disgrâce. Sauf s’il décide de maigrir à tout prix. Malgré les moqueries affectueuses de son épouse et des grands-parents, notre homme multiplie en vain les régimes : tout fruit, tout viande, ou tout carotte. Une diététicienne de renom lui recommande le tout olive. Il finit par avaler un noyau qui se fiche dans l’épigastre. Et voilà qu’un beau jour quelque chose bourgeonne de son oreille gauche, une pousse d’olivier dirait-on, phénomène qui sera à l’origine d’un véritable big-bang local…
À partir d’un événement pour le moins insolite, traité à la manière positive du conteur, Benny Barbash nous offre une fable à mourir de rire, d’une pertinence abrasive. Dans le contexte épineux du drame palestinien et de l’occupation des territoires…

Traduit de l’hébreu (Israël) par Dominique Rotermund

lundi 18 avril 2011

Romeo et Juliette Noureev


Petite robe, collants, bijoux et me voici sur un Velib’ pour me rendre à l’Opéra Bastille. Le plaisir était plutôt pour les passants que pour moi qui flippai sur les deux roues.  Arrivée à l’avance, pomponnée, les cheveux dans le vent,  je me rends dans l’énorme salle pour écouter la musique de Prokofiev et surtout regarder les danseurs.

Ce fut un réel plaisir de voir en cet après-midi de dimanche Roméo et Juliette d’après l’œuvre de WILLIAM SHAKESPEARE. Rudolf Noureev signe la chorégraphie et la mise en scène, Ezio Frigerio, les décors et les costumes alors que Vinicio Cheli signe les lumières. Pour couronner toute cette pléiade d’artistes il faudra ajouter Les Étoiles Matheu Ganio et Laetitia Pujol, les Premiers Danseurs et le Corps de Ballet de l’Opéra National de Paris 

 « Avec Roméo et Juliette, Rudolf Noureev s’empare d’un des chefs-d’œuvre de Prokofiev et en traduit toute l’émotion dans un ballet où la fougue et la passion restituent fidèlement le drame shakespearien. Il en appelle aux procédés cinématographiques pour concevoir une véritable fresque aux couleurs de la Renaissance, d’une rare émotion et d’une puissante théâtralité. »

Personnellement, j’ai plus apprécié les costumes que les décors. Les couleurs et les textures étaient plus intéressants que les décors somptueux et lourds qui entouraient la scène. J’avoue avoir mis du temps à comprendre qui était Juliette, d’une part car elle arrive plus tard dans les scènes (ce qui est absolument normal) et d’autre part par le fait que son costume est rarement différent des autres (ajoutez à ça le fait d’être assise assez loin de la scène ce qui rend les visages difficilement distinguables).
Les scènes qui m’ont marqués sont le bal masqué et la mort de Mercutio extrêmement bien mises en valeur et très impressionnantes, que ce soit par la musique de Prokofiev, comme de la  maîtrise de la chorégraphie par ses interprètes.
Peut-être un seul bémol, celui du temps des entractes. Parfois il est presque aussi long que les actes en eux-mêmes. Par exemple le deuxième acte ne dure que 32 minutes alors que l’entracte dure 20 minutes.

Pour information, vous avez jusqu’au 30 avril pour venir applaudir ces interprètes talentueux. Moi je retourne à la Bastille le 8 mai pour le célèbre TOSCA de Puccini.

samedi 9 avril 2011

Une recette à la lettre Chapitre 3

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !



Dans la cuisine si bien rangée de Véronique, Alyane doit mettre la main à la pâte et apprendre à cuire un artichaut. Le temps de parler du dernier livre de Eric Faye « Nagasaki », qui a emporté le Grand Prix du Roman de l’Académie Française, Alyane prépare sa première rosace culinaire.

Prochain rendez-vous culinaire le 23 Avril 2011
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Nagasaki d'Eric Faye paru aux Éditions Stock


Mot de l'éditeur:
« Clandestine depuis un an. Il s’étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu’une inconnue déambulait chez lui en son absence. »

Un simple fait divers dans un quotidien du matin à Nagasaki.
Tout commence par des disparitions, en effet, des déplacements d’objets.
Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. C’est un homme ordinaire, qui rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.
Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit.
Devant l’écran de son ordinateur et grâce à sa caméra, Shimura-san finit par apercevoir l’intruse. Il y a bien quelqu’un chez lui. Il a vu son profil. Il l’observe. Il attend d’être sûr. Est-ce une hallucination, un fantôme de ses échecs sentimentaux passés, une amante amère et revancharde ?

lundi 4 avril 2011

The Company Men

Pour profiter de cette belle journée de samedi où plus de 20°C se sont invités chez les parisiens, nous sommes partis sur les Champs Elysées. Comme prévu, il y avait beaucoup de monde : touristes affolés devant les vitrines, parisiens sur les terrasses et nous, dans une des salles obscures de Gaumont  pour voir « The Company Men», le premier film de John Wells.

Le scénario a été inspiré par la récession économique des années 90. Faute d’un peu de chance, le film ne sera tourné que 20 ans après, le sujet restant aussi actuel qu’en 90 : la crise économique et l’emploi.

Le sujet, librement inspiré le destin de ses proches met en scène le destin de quelques cadres supérieurs d’une grande entreprise qui se font virer du jour au lendemain. Tout d’un coup leur vie bascule et les personnages ont du mal à intégrer leur détresse à leur vie quotidienne.

Dans les rôles titres nous retrouvons un casting très intéressant : entre des acteurs "has been" et de bancables. Entre Ben Affelck, pas très performant mais qui ramène du monde dans les salles et Kevin Costner qui a du mal à trouver encore de réalisateurs qui veulent travailler avec lui, nous avons Tommy Lee Jones aussi remarquable que d’habitude. Je profite pour saluer la prestation de Chris Cooper, connu plutôt dans de seconds rôles (souvent très intéressants) mais qui ici, il nous marque par la manière de jouer la fragilité.
La force du film est le scénario qui nous rapporte une question absolument légitime et humaine : et si un jour on était sans emploi, que serait notre vie ? Ce film parle de ces cadres qui dédient leur vie au travail, à qui ont fait croire que la carrière est la chose la plus importante dans leur quotidien et qui, du jour au lendemain se font sortir de cette superficialité pour retrouver presque leur valeurs.
Il s’agit d’un film très épuré, la mise en scène est très simple et même je dirais classique mais efficace. IL y a beaucoup de recul par rapport à l’histoire et au vécu de personnages. ON sent que ce scénario a muri au fil du temps. 

Malgré le fait qu’on a eu dans la salle un joyeux groupe de mamies qui réagissent à toute scène bruyamment, nous avons pris du plaisir à voir ce film. Ce n’est pas un grand film mais il a la qualité de poser une question sociale : celle de la crise financière et économique et les dommages collatéraux qui sont finalement les humains.

samedi 26 mars 2011

Stefan Zweig

Un nouveau épisode d"Une recette à la Lettre " est disponible pour écoute sur le Freezer du Frigo.


Dans la toute petite cuisine de Clémence, Alyane apprend à faire des Cup cakes dans un four dont la porte a lâché. Elle découvre ainsi la technique du glaçage et parle d’une nouvelle inédite de Stefan Zweig parue l’année dernière : « Un soupçon légitime ».

Pour exercer vos talents en cuisine : la recette de l’émission.
Retrouvez toutes les informations sur la page Facebook de l’émission

Prochain rendez-vous culinaire le 9 Avril 2011

mardi 22 mars 2011

Angelica

Cinéaste de 102 ans, Manoel de Oliveira signe avec L’Etrange Affaire Angelica son 32ème long-métrage.
Isaac, un jeune photographe portugais, est appelé un soir au chevet d’une jeune femme décédée afin de la photographier. Mais ce qu’il voit alors dans son viseur va l’ébranler durablement.

Tout d’abord, et pour être tout à fait honnête, je dois confesser que je me suis quand même passablement ennuyé durant le film, et que j’ai même fermé l’œil durant la très longue séquence du dîner à la pension (apparemment celle-ci dure 10 min en plan fixe, je n’ai pas pu résister). Je ne pourrais donc pas vous recommander chaudement d’y aller, mais je ne voudrais pas non plus vous faire passer votre chemin trop rapidement, car il est évident que ce film est à cent milles lieux des productions habituelles, et qu’il porte une vision du monde d’un très grand cinéaste du XXème siècle.
Revenons donc sur le film en lui-même.

A l’encontre des films sur-découpés et/ou des séquences filmées caméra à l’épaule façon reportage mal cadré (voire Paul Greengrass), l’Etrange Affaire Angelica est basé sur une mise en scène extrêmement posée, un rythme lent (envoûtant pour certains, soporifiques pour d’autres) avec une majorité de plans fixes. Mêmes si certaines critiques encensent le cadrage magnifiquement composé, je ne trouve pas que ce soit le point remarquable du film, mais plutôt l’économie du découpage que Manoel de Oliveira maîtrise parfaitement, jusqu’à une simplicité aux allures de sécheresse. Les séquences dans la chambre du photographe sont à ce titre extrêmement dépouillées, les plans choisis (plans larges face au décor) faisant référence aux débuts du cinéma, tel le cinéma de Méliès par exemple. Les trucages visuels des visions de la jeune femme décédée en montre également la nostalgie.
Et c’est d’ailleurs là que se trouve un des nœuds du film qui me dérange, si on le prend comme œuvre sortie dans les années 2000 : sa nostalgie empreinte de passéisme traditionaliste.
Quand je parlais plus haut d’un très grand cinéaste du XXème siècle, la formule était bien sûr consciencieusement choisie, car Oliveira (et c’est bien naturel) est évidemment un cinéaste de l’ancienne génération (sans aucune connotation péjorative), et ayant grandi avec les débuts du cinéma. La nostalgie de ce cinéma est donc bien présente dans cette nouvelle œuvre, et permet de reprendre un peu de souffle face aux cocktails surexcités que l’on nous propose chaque semaine dans les salles obscures.
Par ailleurs, le film baignant dans un indistinct temporel, la prégnance du traditionnel contre le moderne est forte. Ainsi l’empathie pour les paysans qui travaillent la terre à la main contre la vision en gros plan de la charrue du tracteur qui nivelle le sol en aplatissant tout.

Pour tenter de sauver quand même le film, un des moments les plus beaux esthétiquement et réflexivement du film est le plan où Isaac voit dans le viseur de son appareil photo réflex la jeune morte se réveiller et lui sourire. Il y a là une grande idée de mise en scène où ce réveil est vu par le truchement d’un appareil de visée (dont on connaît d’ailleurs le débat sur sa soi-disante objectivité par rapport au monde). Ici il n’est pas réellement question d’objectivité ou de subjectivité mais plutôt de comment regarder les choses et comment voir au-delà, de passer du visible à l’invisible. Et c’est au moment où le cadre est vu comme un cache occultant le reste du monde, que l’invisible peut apparaître à l’œil du regardeur/photographe.

mercredi 16 mars 2011

Fighter

Par ces temps où l’on parle de catastrophes naturelles, d’irradiation, de clandestins, de rébellions et de révolutions, un peu de rêve dans une salle obscure ne fait pas du mal. Alors nous voilà au Max Linder pour une séance presque privée de Fighter.
David O. Russell nous livre l’histoire vraie de Micky Ward,  le champion du monde de boxe BWU connu surtout pour les combats contre Arturo Gatti. Le film se déroule sous la forme d’une chronique familiale, au sein de laquelle deux frères ont fait de la boxe  le but de leur vie.
Si vous pensez aller voir un film sur la boxe, détrompez-vous car ce n’est pas que ça. Il s’agit d’une histoire de famille sur la confiance, le devoir et l’amour. Les scènes de boxe ne sont pas nombreuses mais très bien travaillées. Malgré le fait que le film a un budget assez conséquent, à aucun moment durant le film vous n’avez cette impression d’être devant une grosse production américaine. Les scènes sont filmées très simplement, les décors sont minimes et les costumes aussi. Le travail le plus formidable appartient au réalisateur et il consiste à avoir réussi à tirer le meilleur de ses acteurs. Ce film repose sur son histoire très touchante et surtout sur ses interprètes.
Prenez par exemple Christian Bale. Un acteur moyen, qui joue parfois d’une manière si minimale qu’on peut se demander pourquoi il est acteur. Mais dans ce film il nous fournit une prestation exceptionnelle qui lui vaut d’ailleurs un Oscar. Comme quoi, même un acteur moyen bien dirigé peut devenir éblouissant. Même chose pour cette magnifique actrice, Melissa Leo, qui joue cette mère envahissante de Micky Ward et Dicky Eklund. Elle nous emporte du début à la fin dans sa volonté de maintenir unie la famille. Malgré le fait que Mark Wahlberg n’obtient pas de prix pour son interprétation, il nous touche profondément par ses émotions, sa simplicité et par sa manière de ramener à l’écran l’amour entre deux frères. C’est bien lui qui a tenu absolument à faire ce film. Il n’est d’ailleurs pas seulement acteur mais aussi producteur de ce film. Durant 4 ans il s’est entraîné pour pouvoir jouer le rôle de ce boxeur.

Ce que j’ai apprécié est cette manière de traiter l’histoire. Le réalisateur aurait pu faire un drame et tomber dans le cliché, or en s’inspirant de The Wrestler, il nous fournit un travail sur l’humanité et le désir de réussir. Le film dans le film est ce qui m’a induit en erreur et qui, finalement m’a fait entrer dans l’histoire. Ainsi, le fait de se rendre compte qu’à un moment donné ce que vous voyez n’est pas exactement ce qu’il se passe est un artifice de mise en scène bien trouvé.
De plus cette manière de filmer près du corps de ses acteurs et de parfois utiliser la caméra épaule nous charme dès le début. Les travellings dans cette ville sur une musique qu’on avait presque oubliée, celle des années 90, nous font entrer dans cet univers compliqué. Je ne vous cache pas qu’entendre Whitesnakes avec Here I Go AGAIN a été le meilleur moment du film. Les années 90 riment pour moi avec les années de gloire du rock. Et je trouve que la musique du film traduit l’atmosphère de ces années.

Alors si vous avez un petit moment pour vous échapper, allez voir ce film. Non seulement il vous remontera le moral, mais il vous portera dans ces années de gloire de la musique et de la liberté.

dimanche 13 mars 2011

Le Salon du Livre

Le Salon du Livre 2011 ouvre ses portes! Du 18 au 21 Mars les « Lettres Nordiques » sont à l'honneur. Pour ceux qui n’ont pas le temps, le 18 Mars une nocturne est prévue jusqu’au 23hH00.

"Cette année, le Salon du livre de Paris met à l’honneur non pas un, mais cinq pays !
Cinq pays du Nord dont la littérature est aussi riche que la culture. Roman, polar, essai, jeunesse... Le Danemark, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède, viendront jusqu’à nous, pour nous faire découvrir une littérature foisonnante et pleine de surprises.

Pour la 31eme édition du Salon du Livre de Paris, le Centre national du livre, en collaboration avec l’Institut français, le Syndicat national de l’édition et le réseau des Centres de littérature nordiques, propose d’explorer les littératures du Nord."
D'ailleurs écoutez COSMOPOLITAINE sur France Inter samedi prochain pour découvrir ces femmes écrivains nordiques!

Cette année, le Salon du livre de Paris vous propose de belles expositions dans des univers extrêmement variés :
Agatha Christie, Les 100 ans de Gallimard, Rosinski et Thorgal, Le manga français par Pika Edition. 

Web Tv Culture est en charge de vous faire connaître en images les journées culturelles et littéraires de ce salon.

Pour préparer votre journée n’hésitez pas consulter la page du Salon !

samedi 12 mars 2011

Une recette à la lettre

La deuxième émission que j'ai enregistré pour la web Radio Le FRIGO:

Pas doué en cuisine ? Soif de culture ? Apprenez à faire la cuisine tout en découvrant l’actualité littéraire avec Alyane !

A découvrir dans cette émission :
Au Menu : Blanquette de Veau sauce « Purge » façon Sofi Oksanen
Alyane est à Niort en compagnie de Sylviane pour apprendre à faire un classique de la cuisine française : la Blanquette de Veau.
Une recette simple, facile mais qui prend du temps. Le temps de parler du coup de cœur des libraires, du prix Fnac « Purge » de Sofi Oksanen. (lien vers Fnac )

Pour écouter l'émission



Envie de mieux connaitre Une recette à la lettre ?

Prochain rendez-vous culinaire : le 26 mars

jeudi 10 mars 2011

Festival International de Films de Femmes

Un rendez-vous annuel et qui nous charme à chaque fois: 33ème Festival International de Films de Femmes.

Il accueille du 25 Mars au 3 Avril à Creteil des realisatrices du monde entier avec près de 150 films qui defendent leur regard sur la societé.

"Le Festival International de Films de Femmes organise depuis 32 ans, à la Maison des Arts de Créteil où il réside, un grand festival annuel, unique au monde, pour faire découvrir les réalisatrices de tous les pays.



Lieu privilégié d’exposition du cinéma des réalisatrices du monde entier, il est devenu avec le temps la seule manifestation professionnelle internationale d’envergure sur un cinéma d’auteur longtemps discriminé et encore mal diffusé.
La place du Festival dans le paysage cinématographique local, national, européen et international reste primordiale. Vitrine unique au monde, le Festival reste attentif à la qualité du regard des femmes sur les sociétés, leur rend hommage, valorise leurs différentes cultures, célèbre les actrices, les scénaristes, les monteuses, les chefs opératrices et toutes les travailleuses du film.
À travers notre manifestation, qui réunit chaque année plus de 130 réalisatrices et 20 000 spectatrices/teurs nous saluons leur contribution à l’évolution des regards et des modes de représentations des femmes du 21è siècle. Les réalisatrices explorent en priorité l’étendue des qualités humaines des personnages féminins et masculins, interrogent le genre en des portraits de femmes complexes, riches, multiples, susceptibles de correspondre à nos besoins d’identification selon un éventail de possibilités libératrices."


Pour plus d'informations rendez-vous sur le site du Festival international de Films de Femmes!

dimanche 6 mars 2011

Jewish Connection

Ce n’était pas forcément le film en lui-même qui m’a fait pousser la porte de la salle, mais plutôt la présence à l’écran du Mark Zukerberg de David Fincher, Jesse Eisenberg. Oublié le petit génie de l’informatique, au manque crucial de sociabilité, voici venu le futur rabbin à l’ambition aussi un peu mal placée.
Réalisé par Kevin Asch, Jewish Connection est inspiré de faits réels, et montre le parcours de ce jeune juif qui va être impliqué dans un trafic d’ecstasy entre Amsterdam et New-York.

La mise en scène est volontairement très proche du personnage joué par Jesse Eisenberg, et développe le sujet de la recherche d’identité du futur rabbin, qui tente pour un temps de s’affranchir de « l’emprise » de la communauté juive. Cependant il n’y a là aucune critique de cette communauté. Seulement, une envie bien compréhensible de pouvoir mener sa vie sans rendre de compte à personne. Le scénario n’est tout de fois pas binaire, car le personnage joué par Jesse Eisenberg n’est pas totalement en porte à faux avec la communauté juive, ni avec son père, très respectueux de la religion. Les deux personnages secondaires sont à ce titre révélateurs des désirs contradictoires du jeune homme. Le premier qui le conduit dans ce trafic illégal montre une révolte assumée contre la communauté, tandis que le second, le frère de ce trafiquant, prend part  activement à cette communauté corps et âme.
Ce cas classique de scénario où la psychologie du personnage principal se trouve dédoublée entre deux autres personnages (bien souvent l’anti-héros et l’acolyte du héros) n’est pas ici aussi simple.
Un des partis pris de mise en scène est « Les rites de la religion juive » sont filmées de manière très proche du corps des acteurs. A prendre ou à laisser…

L’intérêt principal de Jewish Connection résiderait donc dans le développement psychologique du personnage principal, mais malheureusement même la prestation de Jesse Eisenberg ne renforce pas la fadeur de celui-ci. Il faut bien avouer que les remords du personnage et les tiraillements entre argent facile et respect de la religion ne tienne pas vraiment en haleine.

mercredi 2 mars 2011

Never let me go


C’est l’affiche qui m’a interpelée, non pas par les acteurs mis en avant, mais par la structure et la mise en page de ces personnages. Et puis mon œil a été attiré par « d’après le best seller de Kazuo Ishiguro ». Et je m’étais dit… voilà un auteur dont je ne connais rien. Vite, j’ai couru à la Fnac pour acheter le livre. En caisse on m’a dit que les actrices étaient nominées aux Oscars (affirmation fausse, il y a eu probablement confusion entre Michelle Williams et Carey Mulligan).
Intriguée par toutes ces informations j’ai ouvert le bouquin dès que j’ai pu (c’est-à-dire dans le RER) et je me rappelle que ces phrases sur les donneurs et les accompagnants m’ont frappé. Je ne comprenais pas exactement de quoi parlait le livre. Je n’avais que le pitch pour me guider et encore celui-là ne me donnait pas beaucoup d’indices :

« Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham dans les années quatre-vingt-dix ; une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l’idée qu’ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelles raisons les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s’autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Avec Ruth et Tommy, elle prend peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n’a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d’adultes. »
 
Encore plus intriguée, je suis rentrée chez moi et j’ai continué à lire.
Cela fait longtemps que je n’ai pas lu un livre en si peu de temps avec autant d’intérêt. En deux jours j’avais fini et j’étais juste impatiente de voir le film.
Pour ceux qui n’ont pas lu le livre, je vous recommande vivement de le faire avant d’aller au cinéma. Malgré la qualité de l’adaptation qui en reprend les grandes lignes, le livre apporte une dimension nouvelle à cet univers. Je veux dire par là que même si les acteurs sont formidables et que le scénariste a travaillé en collaboration avec Kazuo Ishiguro pour rester proche du livre, le film n’arrive pas à traduire complètement l’univers, les interrogations et le vécu de ces personnages. Pourtant nous retrouvons dans le film les 3 parties du livre : l’enfance, l’adolescence et la maturité (si nous pouvons appeler cette dernière partie de cette manière). Mark Romanek ne fait pas de miracles avec sa mise en images, par contre ses actrices et acteurs sont éblouissants, surtout Carey Mulligan. 6 ans après son premier rôle dans Orgueil et Préjugés, elle retrouve comme partenaire Keira Knightley pour une rôle plus conséquent.

Voici quelques clés, sans dévoiler tout l’intérêt du film ou du livre.
Il s’agit d’une œuvre de fiction où l’auteur et le réalisateur traduisent une réalité proche, celle de trouver le moyen de vivre le plus longtemps possible en utilisant la médecine moderne. Aujourd’hui on parle du clonage humain pour les avancés médicales. Le livre (et aussi le film) nous place dans le point de vue de clones pour nous montrer ce que l’humanité peut devenir. Si le film est basé sur le triangle amoureux, l’intérêt d’être un donneur et le peu de liberté qu’on lui accorde, le livre traite plus en profondeur du ressenti, du vécu, de la sexualité et du devoir de ces personnages.
Hailsham nous rappelle un peu les pensionnats tels qu’on a pu les connaître au travers des récits de nos parents. La vie dans ce pensionnat est paisible, mais elle n’a rien de banal : les ventes, les jetons, les objets, les sous-entendus… En apparence normal, ce pensionnat a des habitudes particulières lorsqu’on entre plus dans son intimité.  Il y a également comme un vent de bizarrerie dans la construction des personnages. Plus vous avancez dans la lecture, plus vous allez vous attacher à Kath, Ruth et Tommy. Ce qui m’a le plus marqué est le passage sur la découverte de la sexualité, passage qui est traité dans le film mais pas du tout de la manière drôle et innocente du livre.

En conclusion : lisez le livre avant d’aller au cinéma, vous allez être agréablement surpris de mettre un visage sur un personnage. Admirez les acteurs car ils sont formidables. Et profitez de la musique qui est très belle.

dimanche 27 février 2011

Projet Bleiberg

Vous remarquerez que mes chroniques se font rares ces derniers temps. Non pas parce que je ne fais rien de ma vie mais parce que j’ai deux mariages à organiser : un à Paris et l’autre à Bucarest. Mais malgré tous ces préparatifs joyeux et bouffeurs de temps, je suis allée voir John Irving pour une séance de dédicaces mais aussi de découvrir quelques livres coup de cœur. Et un de ces derniers coup de cœur de libraires fut Le Projet Bleiberg par David S. Khara paru aux éditions Critic. Connu pour son roman Les Vestiges de l’Aube écrit dans la veine des romans vampiriques, l’auteur revient cette fois avec une histoire basée sur une réalité : la folie humaine lors de la Seconde Guerre Mondiale. 




« Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l’armée. Son père, haut gradé de l’US Air Force, vient d’être assassiné. Aussitôt, la C.I.A. dépêche une pétillante recrue pour protéger le fils du défunt.
Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l’issue d’un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek. 
»

Entre réalité historique et fiction cette histoire parfois carambolesque nous emmène dans un univers d’espionnage sur fond de guerre mondiale. Le style est très facile (dommage pour moi de ne l’avoir pas lu en version originale !), et il vous emporte rapidement dans le développement de l’histoire.
 A peine plongé dans l’univers du trader que vous êtes déjà amoureux du style humoristique et des personnages parfois  ridicules,  parfois alcooliques et surtout sportifs. Les faits sont graves mais les personnages apportent cette légèreté qui finalement rend si tendre ce thriller. Plus vous tournez les pages, plus vous vous demandez dans quoi vous êtes plongés, dans quel pétrin il vont encore se fourrer et comment vont-ils faire pour s’en sortir.  Sans vouloir vous dévoiler l’intrigue, je trouve que ce livre, malgré son ingéniosité traite d’un problème de fond : la folie humaine.
Ce que j’ai le plus apprécié sont ces moments où vous avez le rendu d’une même histoire par plusieurs personnages avec plusieurs angles de vue. Ce livre m’a fait penser un peu au Livre sans Nom sauf qu’il pèse moins lourd  et le nombre de pages est diminué par deux.
Au programme vous avez un trader alcoolique mais qui fait tourner mieux que personne la boutique. A part l’alcool, l’argent et les femmes il ne sait rien faire d’autre. A ses côtés pour le surveiller vous avez la jeune Buffy, blonde, sportive et pas du tout capable d’assurer seule sa défense. Et puis ce géant mystérieux, touchant mais équipé pour faire face à toute menace. A trois ils vont devoir découvrir le secret de ce projet qui a coûté la vie au père de Jay.

 Une fois fini le livre, vous espérez que l’histoire va se suivre d’une manière ou d’une autre…eh bien j’espère avoir la bonne nouvelle pour la rentrée littéraire de l’année prochaine et peut être lire la suite des aventures de ces 3 mousquetaires…

* photo John Irving Milles Pages Vincennes

lundi 21 février 2011

Black Swan


Longtemps que je n’ai pas eu un choix aussi intéressant en terme de cinéma. « Le discours d’un roi » (que je vous recommande vivement de voir) et puis « Black Swan » : deux sorties très rapprochées qui nous mettent l’eau à la bouche.
Il faut aussi dire que depuis au moins 4 mois il n’y avait pas grand-chose à voir dans les salles à part des navets ou des remakes un peu ratés ou mal accueillis par le public et la presse. 

Mais Darren Aronofsky a su, encore une fois, nous faire sortir de chez nous, malgré le temps maussade et nous ramener dans les salles obscures. Ce réalisateur qui est devenu en moins de trois films un réalisateur culte (Pi, Requiem for a Dream, The Wrestler) nous propose cette fois une histoire fort intéressante sur la quête de la perfection.

La nouvelle saison s’ouvre avec une grande nouvelle pour la troupe du New York City Ballet : Le Lac des Cygnes sera au programme. Un nouveau visage est recherché pour incarner le rôle principal. Pour toute danseuse ce rôle représente la consécration d’une carrière, la reconnaissance ultime…Nina, est prête a tout pour avoir ce rôle mais elle n’est pas la seule dans la compagnie à le vouloir…

Dès le début du film j’ai été transportée dans cette atmosphère de travail, rigueur et rêve de reconnaissance. Pour avoir déjà discuté avec des personnes qui ont eu une carrière dans le ballet, je trouve que l’histoire et la manière de la mettre en images se rapproche de la réalité. Dès le premier plan vous savez que vous allez en prendre plein les yeux. Cette première séquence qui traduit le rêve de Nina est un très joli travail entre la caméra et le corps humain (que ça soit de l’image ou du son) : claquement des os, respiration, voix. Ce film il faut non seulement le voir mais aussi l’entendre. La caméra probablement à l’épaule, un gros plan sur l’actrice, un mouvement centrifuge qui se met en marche et qui s’accélère petit à petit pour ne laisser que des plumes derrière…ce plan magnifique traduit toute l’histoire du personnage en une seule séquence.
Le scénario en lui-même est très simple. Il s’agit de l’angoisse que tout le monde a pu avoir à un moment ou un autre dans sa vie : celui de réussir le rêve de sa vie. Quand vous êtes face à l’accomplissement du travail de toute une vie et tout prêt d’obtenir la reconnaissance ultime, de quelle manière faites-vous face à cette envie d’être parfait et aux rivalités de toutes sortes ? Jusque là, nous avions déjà vu à l’écran des destins brisés mais peut être pas aussi bien mis en abîme que dans ce film.
C’est la mise en scène qui fait toute la différence. Cette manière de ne jamais lâcher son actrice, de la filmer toujours plus proche du corps, c’est ça qui finalement nous met mal à l’aise. Cette poupée en porcelaine si brillamment interprétée par Nathalie Portman, se brise petit à petit, non seulement psychologiquement mais aussi physiquement (attention ! âmes sensibles s’abstenir !) pour laisser place à une folie qui traduit le rêve de perfection.
Je n’y connais pas grand-chose en ballet ou technique chorégraphique mais Nathalie Portman est juste époustouflante dans sa manière de danser. Je me demandais si c’était vraiment elle qui danse tout au long du film ou bien si elle a été parfois doublée …
Bien évidemment , face à elle n’oublions pas Vincent Cassel, Barbara Hershey et surtout Winona Ryder ,qui est moins citée dans les critiques mais qui nous livre ici une performance aussi inquiétante que mystérieuse.
Une seule chose qui  m’a gênée tout au long du film, ce travail sur la sexualité qui parfois prend trop d’ampleur par rapport aux enjeux du film.

Pour résumer : ce  film est inquiétant, dérangeant et en même temps… vous avez du mal à le lâcher une fois sorti de la salle. Non seulement vous avez en tête la musique de Tchaïkovski mais aussi l’image de Nathalie Portman en train de se briser pour devenir Black Swan.