vendredi 11 février 2011

MAD MAN Masterclass suite et fin

Même si le RER A était en retard, j'ai pu assister à cette délicieuse rencontre entre  Matthew Weiner et son public. A ma grande surprise (et pour le bonheur de ces Monsieurs) il n'était pas seul. Christina Hendricks et John Slattery ont accompagnée cette séance de souvenirs, auto-critiques et questions autour de la naissance de la série.
Autant vous dire que ce fut un réel plaisir...Photo à l'appui

Le lendemain matin, sur le quai du RER A, une jeune maman africaine mettait au monde son enfant...et j'y étais! Drôle de vie!



lundi 7 février 2011

MAD MAN Master Class

Après une session très intéressante avec John Irving lors de sa 3ème venue à la Librairie Milles Pages de Vincennes et la présentation de son dernier roman « Dernière Nuit à Twisted River » je vous propose une autre sorte de rdv . Une master class avec le scénariste de la série MAD MAN, Monsieur Matthew Weiner, invité par Olivier Joyard.
Pour plus d’informations pratiques aller sur le site de Forum Images.


" Né à Baltimore en 1965, Matthew Weiner grandit à Los Angeles où il suit des études en histoire, philosophie et littérature avant d’intégrer l’école de cinéma et télévision de l’USC (University of Southern California). Dès 2000, il écrit un premier jet du scénario du pilote de Mad Men, qui convainc David Chase de l’embaucher comme scénariste et coproducteur sur les 5e et 6e saisons de sa série mythique Les Sopranos. Matthew Weiner présente ensuite le projet de Mad Men aux chaînes câblées HBO et Showtime qui déclinent la proposition. C’est AMC (American Movie Classics) qui décide de produire la série, première de l’histoire de cette chaîne dédiée auparavant au cinéma.
Mad Men reçoit un succès critique considérable et remporte au cours de ses saisons successives quatre Golden Globes et treize Emmy Awards, dont celui de la meilleure série dramatique trois années consécutives de 2008 à 2010. Mad Men raconte la vie privée et le travail d’un groupe de publicitaires new-yorkais dans les années 60, à un tournant économique et social où la communication commence à devenir prédominante tandis que les discriminations contre les femmes, les Noirs et les homosexuels se confrontent à des revendications nouvelles. Épisode après épisode, saison après saison, Matthew Weiner et ses scénaristes déploient un tableau magistral, à la fois intime, historique et politique mais également romanesque. Le personnage central, Don Draper, est l’un des personnages fictionnels les plus fascinants récemment créés et son interprète, Jon Hamm, en passe de devenir une icône de la masculinité occidentale.
Matthew Weiner se caractérise en tant que showrunner par son extrême contrôle de l’écriture mais également de la mise en scène et de l’esthétique de sa série. À tel point que le raffinement des décors et des vêtements portés par les personnages de Mad Men sont en train d’influencer la mode actuelle !
Rencontre animée par Olivier Joyard, journaliste aux Inrockuptibles et auteur de documentaires sur les séries télévisées. "

Un grand merci à Perdrix pour avoir partagée cette information avec nous.

mercredi 2 février 2011

Les Misereuses

Les Miséreuses est résultat d’une collaboration heureuse de 2 compagnies « Les Versatiles » et « Les Caramels Fous » qui donne, pour le plaisir de nos yeux, une heure et demie de fous rires.



Ce nouveau delirium musical met en scène un célèbre roman que tout francophone à du lire au moins une fois dans sa jeunesse pour passer le bac : Les Misérables. Le concentré de 4 tomes se retrouve sur la scène du Théâtre Clavel sous une forme ludique et bien plaisante. Car les Miséreuses est l’histoire de ces personnages aux destins tragiques qui commencent méchamment à les indisposer. On se retrouve face à un Jean Valjean du 19ème (arrondissement ou siècle) fatigué par la monotonie de sa vie hétérosexuelle. Une Cosette bien trop poilue pour son temps qui nous (en) chante par son physique fort désagréable. Pour pas parler de la chère Fantine qui « meure mal » sur scène. Alors que d’autres personnages secondaires réclament un rôle plus primordial, d’autres rêvent de l’an 2000. Et dans cet amalgame, Victor Hugo lui même marqué par un accent de Belgique est complètement perdu.


Imaginez sur scène 4 acteurs qui arrivent à jouer plus de 10 personnages avec une énergie incroyable (dont je suis jalouse). Si sur scène c’est la misère, dans le public c’est la mort subite par le rire. Figurez vous que ce classique est revu en chansons bien connues qui ont été elle mêmes revisités. Ils arrivent même à nous faire un faux Moonwalk de quoi enflammer l’audience. Michael en lui-même aurait été mort de rire de voir son gant si habilement utilisé sur scène.


La mise en scène est très astucieuse malgré l’absence de décors. Mais les costumes jouent ici le rôle primordial. Même la voix off est trouve sa place bien méritée et nous fait patienter si bien entre les nombreuses pages de musique. Si c’était à choisir un personnage que j’ai plus aimé je dirai que celui de Fantine qui deviendra plus tard celui de Cosette. Car sa mort m’a tellement marquée que j’en rigole encore. J’ai adoré l’acteur surtout, Monsieur J-Marc Daniel qui nous enchante ici avec sa prestation fort féminine. Mais Luc Carpentier n’est pas loin de nous rendre jaloux de ses atouts de séduction car il arrive aussi bien à jouer les rôles féminins que masculins. Pour pas vous cacher que tous les acteurs sont formidables et qu'ils arrivent bien nous faire oublier l'acteur derrière le personnage. Une scène qui m'a beaucoup marquée par son humour et son réalisme à la fois: le tableau de la Révolution. Au milieu de ce triangle bien connu, un sein masculin si proche de l'original... Et si vous applaudissez assez longtemps et assez fort la performance de ces 4 fous de scène, vous allez avoir la surprise d’un bonus bien sympathique tout en musique.

Alors, n’hésitez pas d’y aller. Installez vous confortablement dans la chaise et profitez de ce bon moment pour oublier vote quotidien. Et si ce travail vous a pu, parlez en autour pour les aider à continuer.


Peut être en parler aux professeurs de français qui ont du mal à faire lire Hugo à leurs étudiants. Cette manière ludique de voir les choses aidera les jeunes apprentis à retenir quelques moments important de l'œuvre?!


Pour plus de renseignements pratiques

mardi 25 janvier 2011

Rencontre avec John Irving

Si vous passez devant la librairie Milles Pages de Vincennes, vous allez voir une grande affiche annonçant un invité de qualité, grisonnant mais au regard sombre : John Irving.

Pour la sortie de son dernier livre : « Dernière Nuit à Twisted River » paru le 21 janvier aux éditions Seuil, il sera présent ce jeudi 27 janvier pour une rencontre exclusive avec ses lecteurs.
Cet auteur qui n’a pas fini de nous faire aimer le roman fleuve revient avec un thème qui lui tient à cœur : la peur de perdre un être cher. La dernière histoire qu’il nous livre avec ce texte est celle d’un cuisinier dont le fils tue accidentellement sa maîtresse. Poursuivi durant toute son existence par le shérif local, le fils soignera ses blessures en devenant écrivain. 


En cherchant quelques détails sur Internet, je suis tombée sur une interview assez complète dans laquelle Irving déclare : « J’écris sur ce dont j’ai peur. ». 
Je trouve très juste sa vision de voir les choses et je vous recommande vivement de lire cette interview qui parle des personnages, de sa vie d’écrivain et de son point de vue sur la littérature contemporaine.
En attendant, rendez-vous chez Milles Pages le 27 janvier à 19H.

dimanche 16 janvier 2011

Mariage


Est-ce que le mariage fait partie du patrimoine culturel d’un pays ?
Plus je m’avance dans l’organisation du mien (quoi je ne vous ai pas encore dit que je vais me marier…), plus je me rends compte que cette cérémonie est un vrai patrimoine culturel et surtout un vrai acte de transmission entre générations.
Alors je rembobine et je vous raconte mes déboires. Tout commence par une belle, mais alors très belle demande en mariage : bague, repas surprise, demande et réponse (un peu tardive car beaucoup d’émotion au rendez-vous). Du coup, annonce aux deux familles, larmes à en déchirer les mouchoirs, coups de téléphone interminables avec les copines, collègues et autres ami(e)s.
Mais le cauchemar ne vient que commencer. Car voilà l’équation compliquée : moi orthodoxe, lui catholique. Moi roumaine, lui français. Et pour couronner le tout, faudra faire deux mariages pour contenter tout le monde. Un vrai casse-tête !
Et voilà, ce week end nous avons commencé à nous lancer dans ce projet. Et ce n’est pas chose facile. Car il faut penser à tout : cérémonie, mairie, robe, chaussures, coiffure, témoins, etc…
Heureusement les familles et les amis sont là pour nous guider.
Comme ce n’est qu’une fois dans la vie que vous organisez une chose pareille (il vaut mieux pour vous que ça soit juste une fois !), vous n’avez pas la science infuse. Il vaut mieux s’inspirer de ce que les autres ont fait ou bien demander conseil aux anciens, qui sont passés par là…
Comme nous n’avons pas de date et que nous ne savons pas comment nous y prendre j’ai demandé à ma copine Pascale, qui a marié récemment sa fille, comment faire : d’abord la mairie et après la salle ? Ou bien je tire au sort et je vois qui gagne ?
Première chose: retenir une salle, la mairie ce n’est pas un problème ! C’est la réservation de la salle qui va vous donner la date de mariage !
…. Evidemment ! Une salle ! Mais laquelle et où ? Nous voilà donc sur le site de 1001 salles pour chercher notre bonheur ! Et finalement, « les goûts et les couleurs » nous aident à choisir… Nous avons réussi à choisir 5 ou 6 salles à visiter !
Et puis mon futur mari à trouvé un site extraordinaire que j’ai envie de partager avec vous celui de Mariage.fr qui vous donne une bonne fourchette de prix pour votre budget ! Du coup vous évitez la crise cardiaque ! Vous savez à quoi vous attendre !

Toute contente j’appelle ma mère pour lui dire que nous avons les choses en main. Et là…elle m’annonce que je ne pourrais pas mettre 2 fois la même robe de mariée « j’ai parlé avec le prêtre, ça ne se fait pas, ça ne porte pas bonheur ! » … 
En même temps elle me demande si j’ai bien prévu tous les rituels roumains pour le jour du mariage…héhé j’avais oublié ce détail !! 
Chose importante : est-ce qu’en France on mange aussi bien qu’en Roumanie ? Car la bouffe pour le roumain est chose primordiale après le passage du communisme. La nouvelle annonçant que la cuisine française est inscrite au patrimoine de l’UNESCO n’est pas encore arrivée chez ma mère.
Et puis, la piste de danse…n’oublie pas de faire danser les gens…as-tu prévu un bon vieux rock?
En conclusion j’ai encore plus de questions que de réponses…mais je ne décourage pas…Nous allons y arriver.
Qu’est-ce que je vous disais ? Le mariage est bien une question de culture et de transmission….

mercredi 12 janvier 2011

La carte et le territoire

Afin de pas passer pour "celle qui ne l'a pas encore lu" j'ai demandé à mon homme de me résumer en quelques lignes son ressenti à propos de ce livre. C'est mieux quand quelqu'un d'autre travaille à votre place.



Je dois bien l’avouer, j’ai longtemps boudé Houellebecq. Peut-être par anti-conformisme… Ou bien en tant que réactionnaire bêta qui se méfie de ces « nouveaux auteurs à la plume sulfureuse ». Je m’en rends compte maintenant, mais cette posture ne m’en rendait pas plus intelligent.
Ne voulant pas passer pour un idiot (comme dit le proverbe), en particulier pour mon amour propre, je me suis donc lancé à brides abattues dans la prose houellebeckienne.
Plateforme, La Possibilité d’une île et La Carte et le Territoire ont été englouti en moins d’un mois.
Le livre dont il sera question ici est le dernier né, le prix Goncourt 2010 : La Carte et le Territoire.

Jed Martin est un artiste touche-à-tout dont la cote ne cesse d’augmenter. Ses relations avec son père, ses amours avec Olga, la rencontre avec l’écrivain Michel Houellebeck, composent le récit de ce nouveau livre.

« J’ai voulu faire un roman qui se lit bien, qui coule de bout en bout. » c’est ce qu’affirme à peu de chose près Michel Houellebeck dans les quelques interviews qu’il a donné.

En effet, on remarque très vite que Houellebeck s’est singulièrement assagi dans La Carte et le Territoire. Le style sulfureux de Plateforme ou de La Possibilité d’une île, où la narration crue d’une sexualité débridée en avait débouté plus d’un, laisse ici la place à un style plus classique.
Néanmoins il ne s’est pas vendu pour autant. Son côté acerbe, pinçant avec une pointe de cynisme, n’a pas été banni. Le côté réac’ des premiers livres qui visait principalement à la provoc’ s’estompant réellement, ne reste plus que quelques propos à visée plus drolatiques que provocants, dont certains sont d’ailleurs un régal prosaïque.

Sur le fond, il faut avouer que La Carte et le Territoire joue sur un mode plus intellectuel que les précédents livres : le monde de l’art en proie à celui de la finance. Une sorte d’amour à mort peu flatteur. La première partie du livre qui développe ce thème est vraiment bien, car justement le propos n’est pas assommant, il peut en effet se comprendre à différents niveaux.
Par contre, la seconde partie qui tourne plus autour de l’enquête policière me semble bien plus faible. Houellebeck n’est pas à l’aise avec ce genre, et sans vraiment essayer de la détourner ou de se l’approprier, l’intrigue est peu intéressante, et ce qui en découle de même.

On peut quand même dire que ce prix Goncourt pour La Carte et le Territoire n’est pas immérité, mais ne figure pas en tête du classement des Houellebeck (du moins selon moi).

dimanche 9 janvier 2011

Somewhere


Je commence cette nouvelle année avec beaucoup de résolutions. Je ne sais pas si dans tous les pays du monde on parle de ce concept mais en tout cas en Roumanie comme en France nous débutons l’année par « les bonnes résolutions ». 
Qu’est ce qu’une résolution ?
Un désir d’améliorer sa qualité de vie personnelle ou professionnelle par certaines actions.
Le but n’étant pas forcément que ces souhaits se réalisent, il est très facile de se trouver un certain nombre de résolutions. Certains vont dire par exemple : j’arrête de fumer mais quelques semaines après ils oublient. D’autres vont dire : je vais dire « non » plus souvent à mon chef, chose qu’il vont faire une fois et compte tenu des conséquences qui en découlent (en particulier par le jugement négatif de leur comportement) ils arrêteront de suite en vue d’une promotion. Il y en a qui fixent la barre plus haut : cette année je vais faire un régime, et ils y arrivent. Malheureusement quelques temps après avoir perdu les kilos de trop on les reprend et ainsi de suite… Voyez, c’est facile de se trouver de bonnes résolutions !
 
Mes résolutions, pour ce début d’année : faire des films, écrire mes chroniques régulièrement, animer mes émissions radio ! Rendez vous l’année prochaine !

Sinon, une autre résolution : ne plus jamais aller voir un film de Sofia Coppola. On me l’a vivement déconseillé, mais je me suis obstinée au point que j’ai emmené mon homme et une copine le voir. Pour ceux qui ont raté les multiples films publicitaires et tout le tam tam qui a été fait pour la sortie de ce film sachez qu’il a gagné quand même Le Lion d'Or lors de la Mostra de Venise en 2010. La récompense a été attribuée par Tarantino lui-même, président du jury de ce festival. D’ailleurs les mauvaises langues se sont permises de dire que ce prix n’est autre qu’un cadeau d’un homme anciennement amoureux à son ex.  Vous avez compris que je parle de Somewhere, le dernier film de Sofia Coppola. La réalisatrice de Marie-Antoinette porte un regard inutile mais coûteux sur la vie monotone d’un acteur de cinéma au sommet de sa gloire, qui arrive à passer quelques jours inoubliables en présence de sa fille. Stephen Dorff a été choisi pour interpréter ce rôle, qui décrit en quelque sorte celui du père de Sofia, le célèbre Francis Ford.
Dès le premier plan vous êtes dans le contexte du film : ennuyeux, long et surtout inutile. Autant dire qu’il n’y a pas grand-chose à raconter, à part peut-être vous dire que la petite Elle Fanning, qui n’est autre que la sœur de Dakota,  est absolument touchante. Mais même avec un talent pareil, Sofia n’arrive pas à nous impliquer dans le sujet. Nous sommes face à un personnage seul, abandonné mais célèbre, qui n’a qu’une seule envie, celle de baiser tout ce qui bouge. Les plans sont longs, sans raison d’être, les dialogues sont absents et heureusement car quand il y en a, ce n’est pour rien dire. Pourtant, quelques scènes sont comme des pépites mais Sofia n’arrive pas à leur accorder de la valeur.
Je pense tout comme mon amie qui m’a dit à la sortie du film «  Le même film sur un dépressif qui arrive à passer quelques jours de bonheur aurait eu un intérêt cinématographique».
De mon point de vue : Vous prenez Lost in Translation et vous remplacez le lieu et le métier du personnage et vous avez exactement Somewhere. Le problème est que Lost in Translation avait un intérêt cinématographique et même culturel par le décalage culturel qui était décrit.
Sur ce, je me pose encore une fois la question : comment aider les nouveaux cinéastes qui ont besoin de financement pour réaliser des films de qualité au lieu de payer des films aussi inutiles que celui-ci ?
Si vous avez la réponse, merci de me la donner, ça m’intéresse