jeudi 11 novembre 2010

Le livre sans nom


J’ai mis 3 mois à finir de lire ce livre écrit par l’Anonyme. Et je suis arrivée jusqu’au bout parce que je n’ai pas arrêté de voir des gens autour de moi s’extasier devant: au travail, dans le métro, sur Internet.
J’ai acheté Le livre sans nom car sa couverture et son histoire m’avaient intrigué. Qui pouvait être cet auteur qui publie un livre à succès sur Internet et qui refuse d’être mis en avant…hum hum…Eh bien, cette petite histoire a bien marché sur moi, du moins pour l’acheter, moins pour me passionner.
Pour ne pas vous tromper si vous achetez ce livre voici un petit test à faire avant. 

Répondez à ces questions :
-ça nous vous dérange pas de lire presque à chaque page le style suivant : « bordel de merde, ramène ton cul ici, putain, espèce d'enculé » ?
- vous aimez les succès populaire musicaux et cinématographiques de ces vingt dernières années ?
- vous adorez les histoires rocambolesques avec des moines, des vampires et beaucoup de bourbon ?

Si vous avez répondu "Oui " à ces 3 questions, cela vaut le coup d’acheter le livre. Sinon, voici le mot des éditeurs ou de ce que vous avez peut être raté :

« Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année!

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant. Beaucoup d’hypothèses circulent sur le Web, suggérant le Prince Charles, David Bowie et même,  Quentin Tarantino ...
Une suite au roman a été publiée en 2009, par le même auteur, qui ne veut toujours pas divulguer son nom ... Le mystère demeure. Pourquoi refuse-t-il toujours, 3 ans après, et malgré son succès, de dévoiler son nom ? »

Ça démarre mystérieusement  dans la petite ville de Santa Mondega, en Amérique du Sud où les voleurs, les tueurs, les malfaiteurs, violeurs, égorgeurs etc… sont au rendez vous. Le but est de trouver cette pierre magique pour les uns maléfique pour les autres : l’Oeil de la Lune. Elle serait, quelque part entre les mains de tous ces personnages qui la volent, la perdent, la protègent ou tout simplement la recherchent. Si la première partie du livre garde ce côté mystique, on m’a perdu en tant que lectrice au moment où les vampires rentrent en action. Peut être trop bombardée par Trueblood ou Twilight je suis devenue allergique aux mauvaises utilisations de Dracula’s blood.
Il s’agit en réalité d’une sorte de thriller écrit avec un style bien atypique : entre un western et un bon Tarantino. C’est probablement pourquoi il a connu un tel succès. Mais si vous aimez les bons thrillers, vous allez vite vous lasser de toutes ces références cinématographiques et musicales, de ces personnages extravagants, de ces situations qui vous font lever les sourcils et de ce village où clairement il y a un truc qui cloche. Même si les situations sont bien marrantes, les dialogues sont plats et parfois vides.

La force de ce livre est son originalité. Mais pour moi ça n’a pas suffit. L’intrigue se perd, à la fin je ne voulais qu’une chose…que tout le monde meure et ainsi que je finisse ce livre pour passer à un autre.

Mais malgré toutes les critiques, ce livre à l’air d’être aimé et d’avoir trouvé ses adeptes.
A vous de voir !

dimanche 7 novembre 2010

Amélie Nothomb et Millespages

Une fois remise de mon otite, je viens aux nouvelles de la vie culturelle vincennoise et Parisienne. Ainsi j’ai découvert que cette librairie que j’adore et qui se trouve pas loin du RER de Vincennes, Milles Pages, reçoit Amélie Nothomb le 24 novembre. A l’occasion de la sortie de son dernier livre " Une forme de vie "  (ed. Albin Michel), la romancière sera présente pour une séance de dédicaces à 18H30 suivie d’une discussion avec le public à 19H30. Comme l’entrée est libre je vous recommande d’être en avance car l’entrée se fait dans la limite des places disponibles.
Si vous voulez connaître toutes les rencontres programmées par cette extraordinaire maison, je vous recommande leur site : www.millespages.fr

Pour info, la prochaine rencontre sera dédiée à Eric Faye et Philippe Claudel le mardi 9 novembre.

Mais en attendant ces rencontres, j’ai pu profiter de mon week-end sans me soucier de l’heure de la prise des antibiotiques ou du bruit du voisin qui fait mal à mon oreille sensible. J’ai pu même tenter une 2ème fois la séance de Very Bad Cops que nous avions laissé tomber la semaine dernière. Et encore une fois la séance de 16H30 était complète ! De quoi rendre de mauvaise humeur mon cher et tendre. Heureusement qu’il y avait Les Plaies Mobiles sur les escaliers de l’Opéra Garnier pour mettre du soleil dans les âmes frileuses et râleuses qui rodaient autour.
Sur les notes fantaisistes de cette fanfare des étudiants en médecine de l’Université René Descartes, nous avons fait le tour de l’Opéra pour gagner aussi vite que possible la station de RER. Partant du "Poinçonneur des Lilas" à "Porque te vas" en passant par "Can't take my eyes off you" leur répertoire nous a fait bouger les pieds sur place. De quoi faire plaisir à tous les spectateurs plus ou moins généreux qui ont pris le temps de s’arrêter et de profiter d’un moment musical improvisé. Et à cet instant même je me trouvais bien heureuse d'avoir la chance d’habiter Paris et de pouvoir avoir accès à toute cette diversité culturelle !

Sur ce, je vais essayer une nouvelle recette de brioche que j’ai trouvé sur Marmiton et je vais lire un bon livre au chaud, dans mon petit, mais cher et tendre, appartement. Je vous souhaite un bon week-end !

mercredi 3 novembre 2010

Fair Game



Qui d’autre que moi pouvait passer son jour férié dans le lit avec une otite. Dieu merci à Vincennes, il y a un médecin de garde et grâce à lui je n’ai pas passé mon après-midi aux urgences. J’ai embarqué mon amoureux pour me tenir la main lorsqu’on m’a annoncé le verdict : otite, repos et restez au chaud ! Suite à cette infection : au lit avec des antibiotiques et des douleurs pénibles dans l’oreille droite. Mais ce soir, j’ai décidé de quitter mon lit qui sent les médicaments pour aller voir le monde. Et quand je me suis regardé dans le miroir j’avais des cernes aussi grandes que les poches de Monoprix ! La salle obscure du Premier au Gaumont me semblait la bonne planque. Dans le cas où j’avais à faire un petit somme, la faute à un tas de médicaments pris pour se soigner…je pouvais ronfler sans me faire remarquer.

Et nous avons bien profité de fauteuils confortables pour regarder l’histoire vraie de Valerie Plame mise en images par Doug Liman dans FAIR GAME. Les déboires de cette femme qui a perdu sa crédibilité et son travail suite à la révélation de sa vraie identité par un journaliste de Washington. Agent de la CIA au département chargé de la non-prolifération des armes, elle dirige secrètement une enquête sur l’existence potentielle d’armes de destruction massive en Iraq.
Son mari, le diplomate Joe Wilson, se voit confier la mission d’apporter les preuves d’une supposée vente d’uranium enrichi en provenance du Niger. Mais lorsque l’administration Bush ignore ses conclusions pour justifier le déclenchement de la guerre, Joe Wilson réagit via un éditorial dans le New York Times déclenchant ainsi la polémique…

Pour tout vous dire, nous n’étions pas nombreux dans la salle et nous allons rester encore moins nombreux car à la moitié du film quelques spectateurs sont partis. Comme quoi, avoir Naomi Watts et Sean Penn, un bon scénario et une belle histoire ne suffit pas. Malheureusement il y a une bonne partie du film qui est très lente et qui n’apporte pas grand-chose au récit. Si vous ne vous accrochez pas, vous allez partir de la salle. L’absence de belles images et de beaux cadres fait que le film reste plus proche d’un reportage que d’un grand film. Durant toute la longueur du film j’avais une seule envie : que le réalisateur pose sa camera sur un pied et qu’il fasse un plan fixe. Eh bien, je n’ai pas eu beaucoup de chance car pour traduire l’instabilité du couple, il utilise la camera épaule. Du coup, vous avez assez souvent l’impression d’avoir mal à la tête.
Sean Penn, malgré la justesse de son travail reste assez plat et presque à part en tant que personnage dans l’histoire. Naomi Watts du haut de ses tenues « intello », reste correcte par son interprétation, mais elle ne nous touche à aucun moment. Malgré le travail fait sur le silence et la discrétion de ce couple, qui est réel finalement, quelque chose ne fonctionne pas. Dommage car nous sommes face à des acteurs très bons, qui ont beaucoup travaillé leur interprétation mais le problème reste le réalisateur. Probablement qu’il n’a pas su faire le choix de couper dans la première partie ce qui fait qu’on rentre dans l’histoire au bout d’une heure. 

En conclusion, si vous aimez Sean Penn ça vaut le coup d’y aller sinon vous allez perdre votre temps. J’ai juste envie de dire que l’histoire est très touchante mais que malheureusement elle est très mal mise en images.

mardi 2 novembre 2010

Lettre ouverte aux Beaux Habits

Chère Clémence,

Comment rendre vivante cette merveilleuse projection à laquelle tu nous as gentiment convié ? Même si l’exercice est dur, je vais essayer de mettre de l’âme dans cette lettre et ainsi te faire partager ce qu’on a pu y voir, côté spectateur. Car pendant le temps que tu stressais au point de devenir rouge comme une tomate, nous étions agréablement installés dans nos sièges.
 
Ce fut le premier vendredi d’octobre 2010. Un début de week-end ou la fin d’une semaine de travail. C’était dans la Rue Forest près de la Place Clichy. Un endroit peu connu pour une projection mais généreusement prêté par Bmac afin de rendre visible ce projet. J’étais dans cette salle remplie d’amis, parents proches et personnes ayant soutenu ce projet. Frémissements, émotion, éclats de rire et la peur au ventre pour certains. En montant les escaliers vers la salle je me disais que j’étais chanceuse de connaître cette jeune génération de techniciens de l’image qui font des merveilles avec peu de soutien, mais avec beaucoup de passion.

Autant te dire que tu nous as touché avec cette voix envahie d’émotion et ton discours sur l’amour et ces rencontres qui vous permettent de réaliser vos rêves. Une rencontre qui t’as permis d’écrire une histoire sur le paraître et la quête du bonheur.
Et la suite fut courte. Discours, noir, images et 16 minutes plus tard une salle avec des larmes aux yeux et un sourire général sur les lèvres. Durant les 16 minutes nous avions été témoins de la rencontre entre Eve, Antoine et Hector dans une laverie. Lieu unique, amour multiple et malaise personnel.
Si je te disais ce qu’il ma marqué le plus, j’aimerais te citer 3 choses. D’abord la mise en images : couleurs multiples, une caméra proche de ses personnages et une musique touchante que Le Tympanistan a composé sur mesure. Puis cette actrice, Sarah Stern, pétillante et attendrissante par sa manière de voir sa vie et ses problèmes de cœur. Une actrice en herbe mais tellement présente à l’écran qu’elle nous donnait le frisson. Et pour finir, cette équipe technique jeune et motivée qui a fait en sorte que ce projet puisse devenir un court métrage professionnel et maîtrisé. Quelques noms : Elie, Jean Baptiste, Julie, Arnaud… et combien d’autres qui ont participé à cette aventure ?

Comme toi-même l’avais surligné en début de projection, ce fut d’abord une idée, et après une expérience humaine qui a mis du piment dans le quotidien de cette merveilleuse équipe.
En guise de récompense pour tout le monde, quelques festivals et un making-of hors du commun que David nous a spécialement concocté.

Je suis également contente de te savoir sur le tournage de ton deuxième court-métrage « La promenade de Noé ». Il s’agit d’une bourse du SIRAR attribuée par la ville d’Aubagne et le Conseil régional Paca.

Sur ces paroles, que pourrait-on te souhaiter pour l’année prochaine ? Peut être un autre court-métrage fait en compagnie de ceux que tu aimes autant ? Et que les producteurs puissent te trouver afin de pouvoir profiter de ta vision de la vie et de la société dans un long-métrage. Je sais, ce n’est pas très original ! Mais ça fait rêver quand même.

Une admiratrice de vos images


Droits à l'image: @Les Beaux Habits

dimanche 31 octobre 2010

Cinéma et chocolat


Que faire pour cet Halloween ?

Se déguiser et aller à une party branchée pour être au courant des derniers potins. Passer alors pour un guignol dans la rue ou dans le Métro... Pas trop notre style !
Sinon aller danser devant l’Opéra cet après-midi! Chacun à sa sauce, à son rythme et avec ou sans son partenaire. Tous les curieux rassemblés devant cette dame de la culture parisienne admiraient ces couples qui valsaient sur une musique à peine audible. Je me suis demandée pourquoi tout ce monde dansaient…mais je n’ai pas eu de réponse. Le plus important étant de se divertir, se changer les idées au pas de danse et profiter encore de ce temps doux qui couvre Paris.  Nous avons gentiment admiré tous ces gens heureux de passer un bon moment en compagnie d’inconnus…et ça nous a re-donné le sourire après l’avoir perdu quelques minutes avant !
Notre désir était aller voir Very Bad Cops. Malheureusement la séance était complète. Alors pour combler cette soirée exceptionnelle nous avons décidé de rentrer à la maison et de faire un gâteau au chocolat ! 
Pourquoi ce choix ? Car mon ronchonneur de service avait répondu à la question:
- Qu’aimes-tu dans la vie ?
-  Le cinéma et le chocolat!

Comme je ne pouvais pas commander une séance privée du film, j’ai pris la liberté de m’inspirer de son deuxième choix.
Et comme Marmiton n’est jamais en grève, j’ai cherché les recettes disponibles avec les mots clé gâteau et chocolat. En mélangeant plusieurs choix, j’ai fait un gâteau au chocolat et aux poires.
Voici la recette adaptée :
3 œufs, 100g de beurre
130g de sucre,  
100g de farine,
200g de chocolat,
2 poires
levure, sucre vanillé, arôme vanille.

Faire fondre le beurre avec le chocolat et le sucre. Ajouter la farine, la levure et les jaunes d’oeufs. Battre séparément les blancs en neige. Mélanger les blancs avec le reste. Ajouter à la fin les dés de poires qui ont macéré dans le sucre vanille et l’arôme vanille.
Mettre tout au four, 180°C pendant 35-40 minutes.

Vous allez me demander en quoi ce blog est concerné par la cuisine et vous avez raison. Parce que tout simplement le chocolat et le cinéma se mélangent tellement bien dans le moule beurré de cette vie, qu’ils peuvent rendre les gens heureux !
Bonne dégustation !

jeudi 28 octobre 2010

Une semaine


La semaine dernière avait bien commencé. Une grève. Une grève concernant la retraite. Je me demande parfois, si un jour j’arriverai à profiter de la retraite après Tchernobyl, travail en milieu toxique, stress et autres… J’envie ces seniors qui arrivent à profiter de leur retraite pour faire toutes les choses qu’ils n’ont pas pu faire avant. L’autre jour, à Vincennes j’ai vue une énorme pancarte qui annonçait « La fête des seniors ». Tout d’un coup je me suis dit…qui a envie de se considérer « senior » ? Et à partir de quel âge pouvons-nous être réellement perçu comme senior ? L’âge auquel on vous propose la Carte Vermeille de la SNCF ? Ou l’âge auquel votre employeur vous suggère de revoir votre plan de carrière tous les 2 ans ? Ou peut être l’âge auquel on vous propose une chaise dans le Métro…En tout cas, pas très inspirée cette communication sur les Seniors.

Bref, j’ai comme l’impression que je m’égare. Restons en aux faits :
-         en début de semaine : grève
-         en milieu de semaine : impossible de trouver de l’essence à Paris. Sauf si vous roulez avec du  Sans Plomb 95 et dans ce cas, le prix pouvait aller jusqu’au 1,8€/L en fonction du lieu. Moi j’ai payé 1,5€/L.
-         Fin de semaine : sur l’autoroute l’essence était rationalisée à 30€ par acte d’achat. Décret signé et affiché.
-         Samedi à 17h59 un groupe de jeunes femmes roms attendait devant le ED de la rue de Fontenay à Vincennes. Un batch de viande à date limite de consommation expirée  (DLUO expirée) est jeté à la poubelle. Ce groupe de femmes s’est mis à récupérer cette viande presque avariée. Les gens dans la rue laissent faire.
-         Dimanche : Cholera à Tahiti ???
Au fait nous sommes au 21ème siècle.

Le bon point est que cette semaine a permis le développement du covoiturage. Un petit geste pour l’environnement, un grand geste pour l’humanité. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu autant de monde se parler et s’entraider. Pensez-vous que ce monde va mal ??

mardi 19 octobre 2010

Fragments Marilyn Monroe


J’ai l’impression que depuis quelques années, il y a de plus en plus de documents inédits sur Marilyn, qui voient le jour. Entre les documentaires exclusifs, la dernière séance photo et maintenant, cette dernière trouvaille publiée aux éditions du Seuil « Fragments », nous sommes face à une exposition publique d’un personnage qui ne cherchait que la paix.
Publié en France et dans une dizaine d’autres pays, ce volume inédit de 250 pages rassemble des fragments de notes, de lettres et de poèmes écrits à la main. Le souhait des personnes impliquées dans ce projet est de montrer la sensibilité et la créativité du mythe de Marilyn, mythe qui a été pendant des années réduit à une blonde pulpeuse. 

Comment ça se présente ? Sur la gauche vous avez l’écriture quasi illisible de Marilyn et sur la droite la traduction en anglais et français du texte. J’ai envie de citer Jean-Marc Parisis qui avait dit : « Les adorateurs de la blonde trouveront cela émouvant, ceux qui pensaient qu’elle n’était qu’une ravissante idiote découvriront un esprit sensible au mot juste, qui raturait beaucoup. Les autres se lasseront vite du processus… »

En parcourant les pages j’ai eu le sentiment de violer l’intimité d’une personne, d’être une sorte de voyou. Il ne s’agit pas seulement de poèmes ou de fragments écrits mais aussi de notes d’interview, de notes pour avancer dans son jeu d’acteur, de l’autocritique et même de notes de cuisine.
En achetant ce livre je croyais que j’allais découvrir un écrivain caché dans la peau d’une star hollywoodienne. Mais entre autres, nous sommes face à des lettres personnelles et des écrits sur sa vie à l’hôpital, ses analyses et ses amours.
Si au départ nous sommes face à des notes écrites par quelqu’un dont l’écriture ressemble à celle d’un enfant qui apprend à faire des phrases, au fur et à mesure les fautes d’orthographes s’estompent et laissent place à plus d’imagination. Les mots se transforment en phrases et les phrases en une histoire.
Là où j’étais mal à l’aise, c’était les écrits sur elle-même. Elle se voit comme quelqu’un de superficiel et lutte pour ne pas demeurer aux yeux des autres une écervelée. C’est une des raisons pour lesquelles elle s’est mariée à Arthur Miller (en espérant rentrer dans des cercles plus « intellectuelles ») ou aller en cours de théâtre (pour démontrer qu’elle peut aller plus loin dans le jeu d’acteur).
Tout au long du livre j’ai eu le sentiment qu’on nous vend une image : Marilyn sait lire, regardez-la lire, regardez-la avec des personnes du monde littéraire, regardez sa bibliothèque, etc… Un peu trop forcé tout ce processus.
A part des éléments d’état d’âme où le mot qui revient le plus souvent est « solitude » nous n’apprenons rien de très important.

Alone !!!  / Seule !!!
I am alone - I am always / Je suis seule - Je suis toujours
Alone / Seule
No matter what / quoi qu’il arrive

There is nothing to fear / Il ne faut avoir peur
But fear itself /  que de la peur

J’ai choisit quand même quelques « fragments » que j’aimeras partager avec vous :

Where his eyes rest with pleasure- I/  Là où ses yeux s’attardent avec plaisir
Want to still be- but time has changed / j’aimerais encore y être –mais les temps ont changé
The hold of that glance/ l’emprise de ce regard.
Alas how will cope when I am / Comment ferai-je, hélas, quand je serai
Even less youthful- / encore moins jeune


I guess I have always been / Je pense que j’ai toujours été
Deeply terrified to really be someones / profondément effrayée à l’idée d’être la femme
Wife / de quelqu’un
Since I know from life / car j’ai appris de la vie
One cannot love another / qu’on ne peut aimer l’autre
Ever, really.  / jamais, vraiment.

Les fragments sont cites de Marilyn Monroe “Fragments” éditions du Seuil 2010.

Mon conseil : si vous êtes un collectionneur ou un grand fan ça vaut le coup de payer le prix pour avoir un exemplaire. Pour les curieux, ce n’est pas un secret d’état que vous allez acheter !